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"đ•đšđ„Ăšđ«đž, 𝐓𝐼 𝐍𝐞 đđžđźđ± 𝐏𝐚𝐬 đ’đźđ›đŻđžđ§đąđ« 𝐀 𝐌𝐞𝐬 𝐁𝐞𝐬𝐹ins

  • Photo du rĂ©dacteur: Nelly
    Nelly
  • 1 mars 2021
  • 8 min de lecture

Nous sommes au tout début des années 2000, je suis élÚve en classe de CE2.


C’est le jour de la rentrĂ©e, je suis sapĂ© comme jamais, mes habits sont tout neufs, ma mĂšre a soigneusement repassĂ© mes vĂȘtements la veille, les plis de mon pantalon baggy (on Ă©tait bien loin des slims) sont tellement tendus Ă  tel point qu’ils deviennent tranchants.


Je me sens beau avec tout le charisme et me voilĂ  qui dĂ©barque Ă  7h25 dans la cour de rĂ©crĂ©ation de l’école primaire de Kondengui. Soudain, j’aperçois au loin la fille de ma nouvelle institutrice.


Toute mignonne dans sa petite jupe Ă©cossaise qui suit les mouvements de ses jambes. Je tombe directement sous le charme. Je m’en souviens encore comme si c’était hier.


Mon camarade de classe me parle mais tout ce que j’entends c’est du charabia tellement la fille m’avait captivĂ©.


Mais bon, je suis en CE2 j’ai Ă  peine 8 ans, la fille me plait bien mais oĂč est ce que je trouve le courage d’aller lui dire qu’elle me plait ?


L’homme essaie de se rapprocher de la fille par des petits jeux. Le pire dans tout cela c’est qu’elle avait bien captĂ© que j’avais du bĂ©guin pour elle, donc elle en jouait un peu.


Moi en tout cas, ça m’arrangeait bien.


De la classe de CE2 Ă  la classe de 4e espagnole, nous sommes ensemble, on se frĂ©quente, on a de trĂšs bonnes relations mais moi, jusqu’en 4e je n’avais toujours pas trouvĂ© le courage de lui dire que lorsque je la vois, mon cƓur fend le bois.


Et le pire dans toute cette situation c’est qu’à chaque fois que je voyais un garçon s’approcher d’elle, c’était la guerre dans mon cerveau mais bon, je gĂ©rais ça en solo*.


Je n’avais pas trop le choix ceci d’autant plus que c’était une fille trĂšs convoitĂ©e donc des prĂ©tendants, elle en avait.


Je vais d’ailleurs te faire une petite confidence ma personne. TrĂšs souvent les femmes, s’émancipent beaucoup plus vite que les hommes.


Donc au fil des annĂ©es, la fille en question devenait de plus en plus mignonne et je n’étais pas le seul Ă  m’en rendre compte car les ainĂ©s des classes supĂ©rieures venaient trĂšs souvent Ă  la chasse dans les classes infĂ©rieures et elle faisait partie des cibles.


A chaque fois que je les voyais j’avais les nerfs mais bon, comme toujours, je gĂ©rais en solo. C’est un sentiment que les garçons connaissent trĂšs bien lol.

Donc les gars force Ă  nous.


En classe de quatriùme, je me suis dit trop c’est trop ! Il faut que je me lance ! Il faut que ça sorte !

C’est donc dans cet atmosphĂšre qu’un matin, j’arrive au lycĂ©e et dĂ©cide d’aller la voir pour lui dire :


« Stp Y est ce que tu pourrais m’attendre Ă  la sortie des cours, je souhaiterais qu’on rentre ensemble j’ai quelque chose Ă  te dire ».


Je pense qu’à ce moment-lĂ , elle se doutait dĂ©jĂ  de ce dont j’allais lui parler car il y a des signes qui ne trompent pas lorsqu’un garçon a du bĂ©guin pour une fille et puis, j’en avais dĂ©jĂ  parlĂ© avec ses copines.


C’était un jeudi, et je ne te cache pas que c’était le jour le plus long de ma vie.


Je regardais passer les heures, tout ce que le professeur disait devant c’était du chinois pour moi. Il me semble mĂȘme que ce midi-lĂ , je n’avais pas mangĂ© par manque d’appĂ©tit.


Je rĂ©flĂ©chissais sur la syntaxe et vocabulaire parfait pour lui avouer mes sentiments afin qu’elle puisse me valider directement.


J’étais partagĂ© entre 2 sentiments, le stress et l’excitation. Puis, Ă  15h30, j’entendis retentir comme dans un rĂȘve, la sonnerie qui annonçait la fin des cours. Et Ă  ce moment prĂ©cis, j’ai tout Ă  coup senti mon cƓur descendre dans le ventre.


Je devenais tachycarde, j’avais la boule au ventre, je commençais Ă  avoir les mains moites. On dirait que je partais regarder les rĂ©sultats de mes examens. Mais bon, le vin Ă©tait servi et il fallait le boire.


Je dĂ©cide d’aller attendre Y devant la porte de la salle de classe pour ĂȘtre sĂ»r de ne pas la louper lorsqu’elle sortirait. Y se fait un peu dĂ©sirer mais bon, ça m’arrangeait car ça me laissait encore un peu de temps pour me prĂ©parer psychologiquement.


Savais-tu que c’était la premiĂšre fois que je me prĂȘtais Ă  un tel exercice ?


C’était la premiĂšre fois que je m’apprĂȘtais Ă  dire Ă  une fille qu’elle me plaisait.


Pendant le laps de temps qu’a mis Y avant de me rejoindre, je me suis posĂ© une plĂ©thore de questions du genre : Et si Y me dit non qu’est-ce que je fais ? Est-ce que je pourrai un jour une copine dans ma vie ?


Enfin bref, Y a fini par me rejoindre et on s’est mis en route pour sa maison. On a commencĂ© par parler de tout et de rien histoire de dĂ©tendre un peu l’atmosphĂšre.


Puis Ă  500m de sa maison, je lui ai dit :

« Y tu sais, je vais aller droit au but. (Quelques secondes de silence, Ă  ce moment-lĂ , j’étais au bout de ma vie, mon cƓur tapait Ă  120 par minutes).


Je voulais te dire que tu me plais et j’aimerais qu’on sorte ensemble. »

Y est restĂ©e silencieuse un moment (ces quelques secondes m’ont semblĂ© durer une Ă©ternitĂ© ; si tu es un garçon, tu sais de quoi je parle.) puis elle m’a rĂ©pondu froidement : « je vais rĂ©flĂ©chir. »


Petite parenthĂšse. Je dis hein ! Vous les femmes-lĂ , qu’est-ce que vous nous voulez mĂȘme souvent ?

Est-ce que vous connaissez mĂȘme tous les efforts que les hommes mettent en Ɠuvre pour venir vous conter fleurette ? Et tout ce que vous trouvez Ă  dire c’est « je vais rĂ©flĂ©chir. »


RĂ©flĂ©chir que c’est une Ă©quation de mathĂ©matique ?


Anyway on va alors faire comment ? En tout cas fermons la parenthĂšse. Il fallait que je me lĂąche un peu lol.


La période de réflexion aura duré 2 semaines en tout. Donc un mardi, à la pause, je retourne voir Y et je lui demande si la période de réflexion était achevée.


Y me fait comprendre que oui, elle a bien rĂ©flĂ©chit et ça ne sera pas ĂȘtre possible. LĂ  sur le coup, c’est la douche froide, les questions fusent dans ma tĂȘte.


Pourquoi non ?


Ne suis-je pas assez intelligent (comme si on mangeait ça) ?


Est-ce pendant ces 2 semaines d’observation j’ai fait quelque chose qu’il ne fallait pas ?


Est-ce que dans ma vie un jour je vais pouvoir avoir une « go » ?


Autant de questions qui se bousculaient dans mon petit cerveau mais l’homme avait quand mĂȘme un peu de fiertĂ©.

Donc sans lui demander pourquoi, j’ai dit « Ok Y pas de soucis, je comprends ».



Pendant les 2 semaines qui ont suivi, je n’étais pas au meilleur de ma forme, ma fiertĂ© avait pris un coup ceci d’autant plus que comme j’étais plutĂŽt un bon footballeur, et qu’à cĂŽtĂ© de cela j’avais de bonnes notes Ă  l’école, il y avait des filles qui m’aimaient bien mais moi je les avais toutes banquĂ©es pour Y.


J’évitais Y car j’étais mort de honte.


Toutefois, je n’avais pas baissĂ© la garde. Je suis allĂ© voir une de ses copines qui m’a conseillĂ© d’insister car soi-disant, les femmes aiment bien qu’on leur court aprĂšs.


Donc je me suis dit « ok, pas de problÚme, je vais attendre encore un petit moment, ensuite je reviendrais à la charge. »


Cette fois ci, nous sommes en classe de 3e, Y et moi sommes une fois de plus dans la mĂȘme classe. Mon rĂąteau de la 4e je l’avais dĂ©jĂ  digĂ©rĂ©. J’entretenais par la suite de bonnes relations avec elle.


Nous avions mĂȘme retrouvĂ© notre complicitĂ© et par moment Y m’invite chez elle.


L’homme est de plus en plus en confiance, l’Homme se dit que Y a fini par changer d’avis.

Donc quelques mois aprÚs la rentrée scolaire, je décide de repartir à la charge.


J’interpelle Y et je lui dis Ă  nouveau « Dis-moi j’aimerais savoir si depuis l’annĂ©e derniĂšre tu avais changĂ© d’avis par rapport Ă  ce dont on avait parlĂ© ».


Cette fois-ci, Y me tape sec « Non ! On ne peut pas sortir ensemble ValÚre ».


2e douche froide. Mais cette fois ci je ne me dĂ©gonfle pas, et je veux savoir pourquoi car j’estime que je suis quand mĂȘme un beau gosse et une fille ne peut pas me dire non comme ça.

Ma personne, la raison que Y m’a sortie ce jour-lĂ  a Ă©tĂ© une rĂ©vĂ©lation :


« ValÚre tu sais, je te considÚre comme un frÚre pour moi car on se connait depuis fort longtemps maintenant. En plus de cela, tu ne peux pas subvenir à mes besoins ». #friendzone


J’ai pris la peine de partager avec toi cette histoire pour te faire comprendre à quel point il est important pour toi d’AIMER l’ARGENT.


Voici six annĂ©es que j’ai passĂ© Ă  aimer une fille qui au final me barre parce que je n’ai pas d’argent.


Du coup je me dis, si j’avais mis ce temps pour aimer l’argent, honnĂȘtement, mĂȘme en Ă©conomisant mon petit argent de beignet, j’aurais eu assez pour m’offrir une glace ou une mĂ©chante sortie au restaurant ou encore m’acheter pleins de vĂȘtements pour garder mon swagg*.


Le 2e « Non » Ă©tait un 2e coup de Massu et cette fois-ci c’était plus violent que le premier.


J’ai pris le temps qu’il fallait pour digĂ©rer tout cela mais surtout j’ai considĂ©rablement commencĂ© Ă  chercher l’argent car j’ai compris que l’amour est un luxe auquel les pauvres n’ont pas droit car on ne mange pas l’amour.


Donc si tu es pauvre, ne cherche pas l’amour cherche d’abord ton argent ou bien ton « djÚÚÚ » comme mes frĂšres ivoiriens savent si bien le dire : C’est ma vision des choses et je ne l’impose Ă  personne et je ne discute avec personne.


L’histoire avec Y ne s’arrĂȘte pas lĂ .


Quelques années plus tard, je dépose mes valises en France.


L’histoire entre elle et moi est dĂ©sormais de l’histoire ancienne, nous nous sommes d’ailleurs perdus de vue depuis quelques annĂ©es au pays lorsque j’y Ă©tais encore.


Un soir, en scrollant mon fil d’actualitĂ© Facebook, je reçois une notification, c’est une demande d’ami (e). Quand je clique dessus, qu’est-ce que je vois : C’est Y qui vient de me demander en ami.


J’accepte en me disant : « Le titre de mbenguiste* c’est quelque chose lol ». Sur le coup Y ne m’envoie pas de message et moi non plus.


Quelques jours plus tard, on Ă©change quelques politesses. Jusqu’à ce qu’un ami qu’on avait en commun me dise que Y lui a demandĂ© mon numĂ©ro.


Je lui dis « ok passe lui mon numĂ©ro sans problĂšme ». Y m’écrit sur Whatsapp quelques jours plus tard, on discute un peu de tout et de rien puis un soir, dans une discussion assez banale sur whatsapp,Y me dit :


Si tu veux connaitre la discussion que j'ai eu avec Y au tĂ©lĂ©phone ce soir la, la suite de l'histoire se trouve dans mon livre intitulĂ© : 𝐔𝐧 𝐏𝐱𝐞𝐝 𝐀 𝐋'đ„đœđšđ„đž, 𝐔𝐧 𝐏𝐱𝐞𝐝 𝐃𝐚𝐧𝐬 𝐋𝐞 𝐁𝐼𝐬𝐱𝐧𝐞𝐬𝐬 .



Si tu as es arrivé jusqu'à la fin de cette histoire, c'est parce que tu as été captivé par le contenu.


Et si tu as été captivé, c'est parce que j'ai su la rendre captivante et si j'ai su la rendre captivante, c'est parce que je connais les outils qu'il faut utiliser pour rendre une histoire captivante qui véhicule le bon message à la bonne personne.



Donc si tu toi aussi tu souhaites apprendre à rendre ton livre captivant, je te donne l'opportunité le 06 mars 2021 dans ma Masterclass PAYANTE intitulée :

" đ—–đ—Œđ—șđ—șđ—Čđ—»đ˜ đ—˜đ—°đ—żđ—¶đ—żđ—Č đ—Č𝘁 đ—©đ—˜đ—Ąđ——đ—„đ—˜ đ˜‚đ—» đ—čđ—¶đ˜ƒđ—żđ—Č đ—Čđ—» 𝟼𝟮 đ—·đ—Œđ˜‚đ—żđ˜€ "

J'insiste sur le mot VENDRE parce qu'écrire un livre c'est bien, mais le vendre c'est encore mieux.

Informations sur la Masterclass ici : https://www.argenlivre.com/masterclass

Sur ce ma personne, je te dis on est ensemble comme en décembre et on se ressemble.

 
 
 

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