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𝗟𝗮 𝗿𝗲𝗻𝗰𝗼𝗻𝘁𝗿𝗲 𝗱𝗲 𝘁𝗼𝘂𝘁𝗲 𝘂𝗻𝗲 𝘃𝗶𝗲


Rose venait de rompre ses fiançailles à cause d’un écart de comportement de son fiancé, quelques mois seulement avant la date prévue pour sa dot.

Elle était étudiante en troisième année à l’université de Yaoundé II (Soa) et lui, un fonctionnaire.


Un jour, ils furent invités pour le diner au domicile de ses parents. Ils étaient censés y être à 18h, mais ce n’est qu’à 20h que ce dernier se pointachez elle pour la prendre.


Elle refusa alors de sortir à cette heure, étant donné qu’elle s’était déjà excusée de son indisponibilité auprès de ses parents en inventant une histoire à dormir debout.


Ne pouvant plus tolérer ce énième manque de respect, elle mit un terme à leur relation.

Bien avant cette rupture, Rose fit la rencontre

d’un de ses voisins de cité prénommé Thomas alors qu’elle était en deuxième année.


C’était un garçon clair de peau, environ 1m 66 faisant 69 kilos avec un visage plutôt attrayant (le genre de gars avec qui les filles aiment marcher).

Leurs chambres étaient séparées par une autre.


Elle remarqua un garçon qui venait cogner régulièrement à sa porte sans aucune raison valable, tantôt pour lui dire bonjour, parfois pour lui demander si elle avait besoin d’aide ; et à chaque fois elle le repoussait arrogamment.


Jusqu’au jour où comme par hasard elle le retrouva bien installé dans sa chambre. Il convient de préciser qu’à cette période, Rose partageait sa chambre avec une amie de sa petite sœur dénommée Nanou.


À chaque fois que ce garçon venait, il faisait beaucoup de compliments à Nanou tandis que Rose n’avait droit qu’aux intrigues.

Elle savait pertinemment à quel jeu il jouait et avait tout de suite compris qu’il était intéressé par elle, mais ne sachant pas comment faire pour l’aborder, il se servait de sa colocataire pour attirer son attention.


Elle observa son comportement durant tout un an. L’année d’après, Nanou emménagea dans une autre chambre, Rose était désormais seule.

Thomas n’avait donc plus libre accès à sa chambre, Nanou qui lui ouvrait habituellement la porte étant partie.


Il se mit alors à l’épier, surveillant ses moindres faits et gestes, jusqu’au jour où ils se retrouvèrent nez à nez pour la première fois dans un couloir de la cité.


C’était l’occasion rêvée pour sympathiser. Depuis ce jour, il venait plus souvent lui donner des coups de main dans ses tâches ménagères, ce qu’elle appréciait énormément, mais jamais il ne lui parla de ses sentiments.


Puisqu’elle se sentait désormais à l’aise à discuter avec lui, pendant ses nombreuses éruptions dans sa chambre, elle prenait un malin plaisir à lui parler des hommes qui lui tournaient autour et même de son fiancé.


Malgré le fait qu’elle voyait que ces sujets le mettaient mal à l’aise, elle ne s’arrêtait pas, vu que pour elle Thomas n’était pas son genre d’homme.

Ce passage est un extrait du « Les cicatrices de l'infidélité » de Prudence WELL


Un livre Édité par @Les Editions Argenlivre


Disponible sur Argenlivre.com





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