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  • Photo du rĂ©dacteur: Nelly
    Nelly
  • 21 fĂ©vr. 2023
  • 2 min de lecture

Deux mois plus tard en mars 2013, Thomas lui fit savoir qu’il souhaitait vivre avec elle.

À ces mots, Rose sourit, et lui rĂ©pondit que ce n’était pas un problĂšme, la seule condition Ă©tait de l’épouser s’il souhaite vraiment partager sa demeure avec elle, car ses parents Ă©taient contre le concubinage.


En rĂ©alitĂ©, elle pensait que sa rĂ©ponse allait trĂšs certainement le dĂ©courager, bien qu’il l’eĂ»t dĂ©jĂ  prouvĂ© qu’il savait se battre pour avoir ce qu’il veut.


C’est en ces termes qu’ils se sĂ©parĂšrent ce jour-lĂ . Quelques jours aprĂšs, Thomas l’appela pour lui dire qu’il avait discutĂ© avec son pĂšre au sujet de ses projets vis-Ă -vis d’elle.


Ce dernier trouvait que parler mariage Ă©tait prĂ©coce, car ça faisait Ă  peine six mois qu’ils se frĂ©quentaient. Selon elle, la rĂ©action de son pĂšre Ă©tait tout Ă  fait normale. MalgrĂ© cela, il ne se dĂ©couragea pas.[...]


C’est alors qu’un soir dans sa chambre, elle fit une priĂšre et demanda pardon Ă  Dieu pour avoir souhaitĂ© ne jamais se marier.

Quelques mois plus tard, Thomas lui avoua qu’il ne pouvait plus supporter de la savoir loin de lui ; lorsqu’elle rentrait chez elle, il se sentait trùs mal.

Elle lui rĂ©itĂ©ra les conditions Ă  remplir avant d’envisager une vie sous le mĂȘme toit. À ces mots, il lui dit qu’il en reparlerait avec son pĂšre.


Ce soir-là, il lui fit le compte-rendu de sa nouvelle discussion avec son pùre. Celui-ci lui demandait ce que cette Rose avait bien pu lui donner pour qu’il ait autant envie de vivre avec elle.

Son pĂšre savait qu’avant elle, il avait eu des relations, mais sans vĂ©ritables attaches. NĂ©anmoins, le vieil homme lui demanda d’attendre au moins un an avant d’aller lui-mĂȘme rencontrer les parents de la fille afin de s’enquĂ©rir des modalitĂ©s pratiques.


À ce moment-lĂ , elle prit peur, trĂšs peur mĂȘme car elle savait que son tempĂ©rament ne cadrait pas avec celui de Thomas.

Elle aimait la fĂȘte, l’ambiance, les balades, les voyages
 elle Ă©tait trĂšs impulsive, agitĂ©e et beaucoup plus Ă©veillĂ©e que lui. Il Ă©tait sans doute aveuglĂ© par l’amour, se disait-elle, c’est pourquoi il ne voyait pas ses dĂ©fauts.


Cependant, elle encore moins ne voyait les siens. À ses yeux, il Ă©tait tout simplement parfait. Thomas s’acheta son premier tĂ©lĂ©phone Android et il mit un schĂ©ma de dĂ©verrouillage, qu’il reproduisit Ă©galement sur le tĂ©lĂ©phone de Rose.

C’était d’ailleurs le mĂȘme schĂ©ma qu’ils avaient toujours utilisĂ©.


Elle connaissait le code de sa carte bancaire, tous ses mots de passe et vice versa. Ils avaient fusionnĂ© d’une façon si naturelle et rapide qu’aucun d’eux n’avait rien vu venir.


Ce passage est un extrait du « Les cicatrices de l'infidélité » de Prudence Well

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