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5 𝐄𝐧𝐬𝐞𝐱𝐠𝐧𝐞𝐩𝐞𝐧𝐭𝐬 đ‚đšđœđĄĂ©đŹ đ’đźđ« đ‹â€™đ„đ§đ«đąđœđĄđąđŹđŹđžđŠđžđ§đ­

  • Photo du rĂ©dacteur: Nelly
    Nelly
  • 4 fĂ©vr. 2021
  • 6 min de lecture

Dialogue entre Arkad (graveur d'argile) et Algamish (un riche préteur d'or).


" Algamish, vous ĂȘtes un homme riche. Dites-moi comment je peux devenir riche et je travaillerai toute la nuit Ă  graver l’argile afin qu’au lever du soleil, la loi soit Ă©crite.”


Alors, il me regarda finement d’en dessous de ses sourcils touffus et dit Ă  voix basse, mais avec fermetĂ© :


“J’ai trouvĂ© le chemin de la richesse quand j’ai dĂ©cidĂ© qu’une partie de tout ce que je gagnais devait m’appartenir. Il en sera ainsi pour toi. ”


Alors, il continua à me regarder et son regard me transperçait, mais il n’ajouta rien.


« C‟est tout ?” ai-je demandĂ©. »


« Ce fut suffisant pour changer un berger en un prĂȘteur d’argent, rĂ©pondit-il. »


La richesse, comme l’arbre, pousse Ă  partir d’une graine. La premiĂšre piĂšce d’or que tu Ă©pargnes est la graine qui fera pousser l’arbre de ta richesse.


Plus vite tu sĂšmeras la graine, plus vite l’arbre poussera. Le plus fidĂšlement tu nourriras et arroseras cet arbre avec des Ă©pargnes raisonnables, le plus vite tu te rafraĂźchiras, satisfait de son ombre.”


Ayant dit cela, il prit ses tablettes et partit.


« J’ai beaucoup pensĂ© Ă  ses propos, qui me semblaient raisonnables. Alors, j’ai dĂ©cidĂ© d’essayer.


Chaque fois que j’étais rĂ©tribuĂ©, je prenais une piĂšce d’or sur 10 et la cachais. Et aussi Ă©trange que cela puisse paraĂźtre, il ne me manquait pas plus d’argent qu’avant.


Je ne m’en suis pratiquement pas aperçu, le temps de m’y habituer. Mais j’étais souvent tentĂ©, puisque mon trĂ©sor commençait Ă  grossir, de le dĂ©penser pour quelques bonnes choses que les marchands Ă©talaient, apportĂ©es par les chameaux et les bateaux des PhĂ©niciens. Mais je me retenais sagement.


Le douziĂšme mois aprĂšs le dĂ©part d’Algamish (le prĂ©teur d’or), celui- ci revint et me dit : « Fils, t’es-tu payĂ© au moins un dixiĂšme de tout ce que tu as gagnĂ© cette annĂ©e ? »


Je rĂ©pondis fiĂšrement : “Oui, maĂźtre.”


- C’est bien, rĂ©pondit-il ravi ; et qu’est-ce que tu en as fait ?


- Je l’ai donnĂ© Ă  Azmur, le fabricant de briques. II m’a dit qu’il allait voyager sur les mers lointaines et qu’il m’achĂšterait des bijoux rares des PhĂ©niciens, Ă  Tyr. À son retour, nous vendrons ceux-ci Ă  prix Ă©levĂ© et partagerons les profits.


- Tout fou doit apprendre, grommela-t-il ; comment as-tu pu te fier au savoir d’un briquetier en matiĂšre de bijoux ? Irais-tu voir le boulanger pour le questionner sur les Ă©toiles ? Non, parbleu, tu irais voir un astronome, si tu es capable de rĂ©flĂ©chir.


Tes économies se sont envolées, mon jeune ami ; tu as coupé ton arbre de la richesse à ses racines. Mais sÚmes-en un autre. Essaie encore une fois.


Seulement, si tu veux un conseil au sujet de bijoux, va voir un joaillier.


Si tu veux savoir la vérité au sujet des moutons, va voir le berger.


Les conseils sont gratuits, mais prends seulement les avis valables. Celui qui demande conseil Ă  propos d’épargnes Ă  un type inexpĂ©rimentĂ© en la matiĂšre devra payer de ses Ă©conomies pour prouver la faussetĂ© des conseils. »


Sur ces mots, il repartit. Et ce fut comme il avait dit. Car les PhĂ©niciens Ă©taient des malhonnĂȘtes, et ils avaient vendu Ă  Azmur des morceaux de verre sans valeur qui ressemblaient Ă  des pierres prĂ©cieuses.


Mais comme Algamish me l’avait dit, j’ai Ă©pargnĂ© de nouveau chaque dixiĂšme piĂšce d’or gagnĂ©e, car j’en avais maintenant pris l’habitude et ce n’était plus difficile.


« Douze mois plus tard, Algamish revint Ă  la salle des archives et s’adressa Ă  moi. “Quel progrĂšs as-tu rĂ©alisĂ© depuis que je t’ai vu ? »


- Je me suis payĂ© fidĂšlement, et j’ai confiĂ© mes Ă©pargnes Ă  Agger, le fabricant de boucliers, pour qu’il achĂšte du bronze et il me paie l’intĂ©rĂȘt aprĂšs chaque trimestre.


- C’est bien. Et que fais-tu avec l’intĂ©rĂȘt ?


- Je me paie un grand festin avec du miel, du bon vin et du gĂąteau aux Ă©pices. Je me suis aussi achetĂ© une tunique Ă©carlate. Et, un jour, j’achĂšterai un jeune Ăąne pour me promener. »


Algamish s’esclaffa. “Tu manges les petits de tes Ă©conomies. Alors, comment peux-tu t’attendre Ă  ce qu’ils travaillent pour toi ? Et comment peuvent-ils faire des petits Ă  leur tour qui travailleront aussi pour toi ?


D’abord, procure-toi une armĂ©e d’esclaves en or, et alors tu pourras jouir de plusieurs banquets sans regret.”


Puis, il s’éloigna une fois de plus pendant deux ans. Quand un jour il revint, sa figure Ă©tait couverte de rides et ses paupiĂšres s’affaissaient, car il devenait un vieillard. Et il me demanda :


- Arkad, es-tu dĂ©jĂ  riche comme tu en rĂȘvais ?


- Non, je ne possĂšde pas encore tout ce que je dĂ©sire, mais une partie, et j’amasse des profits qui, Ă  leur tour, se multiplient.


- Arkad, poursuivit-il, tu as bien appris ta leçon. Tu as d’abord appris à vivre avec moins que ce que tu pouvais gagner.


Ensuite, tu as appris Ă  demander l’avis de gens compĂ©tents en vertu de l’expĂ©rience qu’ils ont acquise et qui sont prĂȘts Ă  livrer leur opinion. Et finalement, tu as appris Ă  faire travailler l’or pour toi.


- Tu as appris par toi-mĂȘme la maniĂšre d’acquĂ©rir de l’argent, de le garder et de l’utiliser. Donc, tu es compĂ©tent et prĂȘt Ă  assumer un poste responsable.


Je deviens un vieil homme. Mes fils pensent seulement Ă  dĂ©penser, mais jamais Ă  gagner. Mes intĂ©rĂȘts sont Ă©normes et j’ai peur de n’ĂȘtre plus capable d’en prendre soin.


Si tu veux aller Ă  Nippur t’occuper de mes terres, lĂ - bas je ferai de toi mon partenaire et tu auras ta part de ma propriĂ©tĂ©.


Alors, je suis allĂ© Ă  Nippur et j’ai pris ses propriĂ©tĂ©s en charge ; ce fut l’abondance. Et parce que j’étais portĂ© par l’ambition en plus d’avoir maĂźtrisĂ© avec succĂšs les trois rĂšgles de gestion de la richesse, j’ai Ă©tĂ© capable d'augmenter de beaucoup la valeur de ses biens.


Alors, comme j’avais beaucoup prospĂ©rĂ©, quand l’esprit d’Algamish est parti pour la sphĂšre de la noirceur, j’ai eu droit Ă  une part de ses biens comme il l’avait convenu, conformĂ©ment Ă  la loi. »


Ainsi parla Arkad, et quand il eut fini de raconter son histoire, un de ses amis lui confia :


- Tu as vraiment eu de la chance qu’Algamish fasse de toi son hĂ©ritier.


- J’ai eu de la chance du simple fait que j’avais le dĂ©sir de prospĂ©rer avant de le rencontrer. N’ai-je pas prouvĂ© durant quatre ans ma dĂ©termination en gardant le dixiĂšme de tout ce que j’empochais?


Qualifierais-tu de chanceux un pĂȘcheur qui a passĂ© de longues annĂ©es Ă  Ă©tudier le comportement des poissons et qui parvient Ă  les cerner grĂące Ă  un changement de vent, en lançant ses filets autour d’eux juste au bon moment ?


L’occasion est une dĂ©esse arrogante qui ne perd pas de temps avec les individus qui ne sont pas prĂȘts.


Et alors, un autre ami éleva la voix et dit :


- Si ce que tu dis est vrai et si cela semble raisonnable Ă  ton sens, alors tous les hommes pourraient le faire, et en ce cas, il n'y aurait pas assez de richesses pour tout le monde.


- La richesse s’accroĂźt chaque fois que les hommes dĂ©pensent leur Ă©nergie, rĂ©pondit Arkad.


Si un homme riche se construit un nouveau palais, l’or qu’il paie est- il perdu ? Non, le fabricant de briques en a une part, comme le travailleur et l’artiste.


De mĂȘme, tous ceux qui travaillent Ă  la construction de la maison ont leur part. Cependant, quand le palais est complĂ©tĂ©, n’a-t-il pas la valeur de ce qu’il a coĂ»tĂ© 1 Et le sol sur lequel il est construit n’acquiert-il pas de La valeur ?


Les terrains avoisinants ne prennent-ils pas plus de valeur, eux aussi ? La richesse augmente comme par magie.


TirĂ© du livre « l’Homme Le Plus Riche De Babylone » Ă©crit par George Samuel Clason.


Pour se procurer un exemplaire du livre :


🌐 Diaspora : https://vu.fr/8Oqr


🇹đŸ‡Č Cameroun : 6.93.54.68.13 (Whatsapp)


🌍 Afrique : https://vu.fr/MgMe


𝐍𝐹𝐭𝐞 𝐃𝐞 đ•đšđ„Ăšđ«đž : Ma personne, je souhaiterais qu’on analyse ensemble point par point le parcours d’Arkad :


1. Arkad dĂ©sirait devenir riche, il a posĂ© une simple question Ă  un Algamish : « dites-moi, comment je peux devenir riche ? ». il n’a pas demandĂ© de l’argent Ă  Algamish comme le font beaucoup de pauvres lorsqu’ils sont en prĂ©sence d’un riche.


đŸ‘šđŸżâ€đŸ« PremiĂšre leçon : on apprend Ă  devenir riche auprĂšs des riches.


2. Arkad a pris l’habitude de se payer en premier : il Ă©pargnait 1 diziĂšme de ce qu’il gagnait. Contre tout attente, il ne lui manquait pas plus d’argent que ça.


đŸ‘šđŸżâ€đŸ« 2e leçon : Il y’a toujours un moyen d’épargner de l’argent pour celui qui souhaite Ă©pargner.


3. Arkad a fait un investissement foireux parce qu’il n’a pas demandĂ© conseil Ă  la bonne personne.


đŸ‘šđŸżâ€đŸ« 3e leçon : une personne qui veut faire de l’agriculture ne prend pas conseil chez un maçon.


4. MalgrĂ© le fait qu’Arkad ait perdu son premier investissement, il a tirĂ© la leçon et il a investi Ă  nouveau.


đŸ‘šđŸżâ€đŸ« 4e leçon : Face Ă  un Ă©chec, tirez la leçon et avancez.


5. Lorsque Arkad est devenu compĂ©tent en matiĂšre de gestion de sa fortune, Algamish lui a confiĂ© la gestion de ses affaires et la fortune d’Arkad n’a fait que croire.


đŸ‘šđŸżâ€đŸ« 5e leçon : A celui qui a, on en rajoutera, Ă  celui qui n’en a pas, on lui retirera mĂȘme le peu qu’il a.


Alors ma personne, quelle est la leçon que tu as pu tirer de cet extrait ? Partage avec nous en commentaire pour nous éclairé.


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