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𝗘𝗻 𝗔𝗳𝗿𝗶𝗾𝘂𝗲, 𝗹𝗮 𝗳𝗮𝗺𝗶𝗹𝗹𝗲 𝗱𝗲́𝘀𝗶𝗴𝗻𝗲 𝘂𝗻 𝗰𝗲𝗿𝗰𝗹𝗲 𝗱𝗲 𝗺𝗲𝗺𝗯𝗿𝗲𝘀

B𝗶𝗲𝗻 𝗽𝗹𝘂𝘀 𝗹𝗮𝗿𝗴𝗲 𝗾𝘂𝗲 𝗰𝗲 𝗾𝘂𝗲 𝗹𝗲 𝗺𝗼𝘁 𝘀𝗶𝗴𝗻𝗶𝗳𝗶𝗲 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝘀𝗼𝗻 𝘂𝘀𝗮𝗴𝗲 𝗮𝗺𝗲́𝗿𝗶𝗰𝗮𝗻𝗼-𝗲𝘂𝗿𝗼𝗽𝗲́𝗲𝗻.

Elle comprend les parents, les enfants, les oncles, les tantes, les frères et les sœurs, les grands-parents. Il faut préciser qu’en Afrique, chacun peut avoir à la fois ses propres enfants et d’autres personnes à sa charge.


Ce sont des familles que les anthropologues appellent : « La famille étendue ». Dans ces familles étendues, tout appartient à tous et pour tous.


Il est socialement admis que tout ce qu’on gagne soit considéré comme de la chance pour la famille.

L’idéologie de la chance familiale prime sur l’effort personnel et il a été malheureusement constaté que cette situation encourage la fainéantise dans beaucoup de famille et appauvrit les membres de la famille aussi bien mentalement qu’économiquement.


Cette mentalité a tellement eu effet sur la famille au point où les gens ne reconnaissent plus l’effort d’un membre.

Lorsqu’un membre de la famille réussit

sa vie, toutes les charges reposent sur lui et il est condamné à les assumer, parce que lui-même admet que sa position est une chance familiale et non un effort personnel.


C’est dans ce contexte que les bosseurs sont noyés parmi les paresseux, qui finalement vont sucer leurs forces physique et mentale au profit d’une idéologie qui ne tient plus.

C’est pourquoi, il est très fréquent de voir la dislocation des grandes familles à la suite du décès d’un membre influent de la famille.


Parce que toutes les charges familiales reposaient sur sa personne et les

paresseux n’avaient que leur bouche pour parler de sujets inutiles et manger gratuitement puis dormir sur le dos de la personne qui se sacrifiait au prix de sa sueur.


Entre temps, la personne qu’ils surnomment l’enfant béni de la famille se cravache 24 h/ 24.

Dans toute sa conscience, le supposé enfant admet son statut tout seul sans penser à transmettre son savoir-faire aux membres de la famille et c’est ainsi que la culture de la fainéantise et de la médiocrité financière se propage progressivement.


Ce qui est malheureux c’est que, si une seule personne est atteinte de cette maladie de « l’enfant béni », c’est toute la communauté qui est victime de la situation.

Il faut que ça change dans l’intérêt commun de tout le monde ! Personne n’est né pour uniquement nourrir les autres ou se faire nourrir.

Tout le monde doit charbonner pour son

épanouissement et aider son prochain noblement quand il mérite d’être aidé.


Cette idéologie mythique, si je me permets de le dire ainsi, a maintenu les membres de la famille de KOLOMO dans une médiocrité notoire.

Parce que tout le monde avait un consensus total sur le fait que ses efforts étaient simplement le fruit de la chance que Dieu a accordé à la famille.


Tiré du livre intitulé 𝗟𝗮 𝗽𝘂𝗶𝘀𝘀𝗮𝗻𝗰𝗲 𝗱𝘂 𝗰𝗲𝗿𝘃𝗲𝗮𝘂 𝗰𝗼𝗹𝗹𝗲𝗰𝘁𝗶𝗳, écrit Mamoudou KANAMBAYE

Livre Édité par les éditions Argenlivre

Disponible sur argenlivre.com



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